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Histoire de la paroisse

LA PAROISSE

La paroisse est une portion du peuple de Dieu confiée à un curé par l’évêque. Par extension, c’est le territoire correspondant.

La paroisse Sainte-Jeanne-d’Arc couvre le territoire Nord de Versailles entre l’avenue des Etats-Unis, le boulevard de la Reine, l’avenue du Maréchal Foch et Le Chesnay.

Elle comprend deux églises :
  L’église Sainte Jeanne d’Arc, rue Jules Raulin, où se trouve également l’Accueil paroissial et la chapelle Sainte Clotilde, lieu de l’adoration permanente.
  La chapelle Saint Joseph, boulevard de Glatigny.

Et une maison paroissiale: La maison Sainte-Marie, avenue Villeneuve l’Etang, qui accueille les réunions de la paroisse et les aumôneries de Hoche-Clagny et du Centre de Formation d’apprentissage (CFA).



UN PEU D’HISTOIRE

L’Eglise Sainte Jeanne d’Arc : Une église unique dans les Yvelines

Sainte Jeanne d’Arc est une église paroissiale, mais aussi une église votive, d’où son plan carré sans bas-côtés, donnant à l’œuvre plutôt le caractère d’une basilique et répondant aussi aux besoins modernes de clarté. L’édifice est également commémoratif ; il garde le souvenir de tous les versaillais morts à la guerre de 1914-1918.

Sa coupole domine une place en demi-lune ; des marches indiquent une notion d’ascension vers un monde spirituel ; sa hauteur respecte celles de la cathédrale Saint-Louis et de l’église Notre-Dame.

Edifice construit en béton armé, revêtu d’ornements décoratifs, surmonté d’une grande coupole octogonale, il se termine par un lanternon. Sa façade est carrée avec des pignons triangulaires dans lesquels s’inscrivent trois grandes verrières, l’ensemble s’inspirant de la chapelle arménienne de Paris construite en 1906 par le même architecte en chef des Palais Nationaux, Albert Guilbert.

A l’intérieur quatre grands arcs de vingt-trois mètres de diamètre donnent naissance aux coupoles. L’abside en forme de « cul-de-four » prolonge le carré sur douze mètres de profondeur et dix de largeur. A droite et à gauche deux autels secondaires seront dédiés au Sacré-Cœur et à la Sainte Vierge.


Origines et construction de l’église Sainte-Jeanne d’Arc


La chapelle de bois

31 août 1914 : Sa Grandeur, Mgr Gibier, fait le voeu “d’élever dans cette ville une église paroissiale en l’honneur de la Bienheureuse Jeanne d’Arc, si la Bienheureuse par sa puissante intercession préservait la ville de Versailles des horreurs du siège et des malheurs de l’occupation”.

1919 : Une chapelle provisoire en bois est construite en bordure de la rue Albert Joly sur les plans de l’architecte André Guilbert, chargé de la construction de l’église définitive. Ce dernier avait déjà construit l’église arménienne de Paris en 1902.

 5 janvier 1920 : Election de la paroisse Sainte-Jeanne d’Arc. Le chanoine Subtil, aumonier de la marine, en poste sur le vaisseau La Jeanne d’Arc, en est le premier curé.

 16 mai 1920 : Jeanne d’Arc est canonisée à Rome.
A Versailles le Chanoine Subtil, chargé de la réalisation du vœu et Curé de la nouvelle paroisse, institue la tradition d’une neuvaine préparatoire, de telle sorte que “la citée n’oublie pas le vœu fait à la Sainte”.

30 mai 1923 : Pose de la première pierre.

30 mai 1924 : inauguration de la crypte. Dans la foulée, A. Guilbert construit une église sur le même plan dans l’Orne, à Domfront. Cette église est classée Monument historique en 1993.

De juin 1925 à mai 1936 Henri Laffite exécute les travaux de sculpture de l’extérieur, des voutes, puis des autels.

31 mai 1926 : Consécration de la nouvelle église.

Achèvement progressif de l’église au cours du XXe siècle

 

 

En 1930 l’orgue Mutin/Cavaillé Coll offert par un paroissien pour la chapelle provisoire en bois, est installé à la tribune.

En 1934, La peinture a l’huile sur toile marouflée couvrant toute l’abside et représentant quatre scènes de la vie de Sainte-Jeanne d’Arc est disposée au fond du chœur ; elle est signée Henriette Lebon-Delore élève de Maurice Denis.
Elle comporte quatre scènes :

  • à gauche, Jeanne, gardant ses moutons près de Domrémy, entend les voix de saint Michel, sainte Catherine et sainte Marguerite.
  • au centre, le sacre de Charles VII à Reims.
  • à droite, son martyr à Rouen
  • au-dessus, Jeanne est accueillie au Ciel par ses saints protecteurs.

Le dimanche 1er juillet 1945, dans la liesse des ultimes combats de la guerre, la paroisse accueille Notre-Dame de Boulogne.
A partir de 1965, pour suivre les normes du concile Vatican II, des transformations sont effectuées. Le Chanoine Perrier, Curé de la paroisse, reconstruit le chœur liturgique, y ajoutant notamment au dessus de l’autel majeur la croix transparente.

1970-1981 : Les vitraux sont posés, signés Maurice Rocher. Trois grandes verrières et six autres plus petites pour la coupole.

En 2007, la paroisse acquiert l’orgue du Studio 103 de Radio-France. Il sera inauguré en septembre 2008.

En 2020, après 2 ans de travaux de réaménagement de la crypte, des bâtiments de la cour, et la construction d’un nouveau bâtiment, et grâce aux dons de nombreux paroissiens, la paroisse inaugure de nouveaux locaux réunissant :
– la nouvelle chapelle Ste Clotilde
– l’Accueil paroissial
– des salles de toutes tailles, une cuisine et des blocs sanitaires facilitant les multiples rencontres des paroissiens.


Les curés de la paroisse

Depuis 1919, 8 curés se sont succédés. C’est une part de l’histoire du diocèse que l’on devine à travers leur passage.


Ernest-Jacques Subtil
Curé de la paroisse de 1919- à 1942
René-Joseph Brousse
Curé de la paroisse de 1942 à 1961
Lucien Brécy
Curé de la paroisse de 1961 à 1967
André Perrier
Curé de la paroisse de 1967 à 1982

Jacques Destelle
Curé de la paroisse de 1982 à 1996
Pierre-Alain Fleury
Curé de la paroisse de 1996 à 2006
Amaury Sartorius
Curé de la paroisse de 2006 à 2012
Emmanuel Péteul
Curé de la paroisse de 2012 à aujourd’hui

Chapelle Saint-Joseph : ancienne chapelle du couvent des Capucins à Versailles

Le 2ème lieu de culte de la paroisse sainte-Jeanne d’Arc est la chapelle Saint Joseph. Trois messes dominicales y sont célébrées, rassemblant un grand nombre de fidèles.  Anciennement couvent des Capucins, la chapelle Saint Joseph est ainsi signe d’une communauté vivante au sein du quartier Glatigny.


Quelques dates :

2 octobre 1923 : Présents à Versailles depuis 1852, les pères Capucins posent la première pierre de leur nouveau couvent, sur ce terrain acquis dans le quartier de Glatigny.

29 septembre 1924 : Bénédiction de la crypte.

Décembre 1932 : Première vente de charité au profit des missions. Encore aujourd’hui, chaque année, les Journées Missionnaires sont l’occasion pour la paroisse, au cours d’un weekend très convivial, de soutenir les missions des frères capucins et aussi, à partir de 2021, celles d’autres associations caritatives.

24 septembre 1934 : Inauguration et bénédiction solennelle de la chapelle Saint-Joseph par Mgr Roland-Gosselin.

1951 : Fondation par Jacques Duval des Petits chanteurs de Saint-François de Versailles.

Septembre 2006 : Le diocèse rachète les bâtiments du couvent aux Pères capucins qui quittent Versailles. La chapelle est confiée à la paroisse Sainte-Jeanne d’Arc et les bâtiments conventuels accueillent la Maison St Jean-Baptiste, propédeutique du diocèse.




Art et architecture

Il s’agit d’un édifice orienté à l’ouest, de plan allongé, avec un chevet polygonal et une nef à trois vaisseaux. La façade principale est constituée d’un clocher mur, percé de quatre baies surmontées d’une croix en brique faisant office de décor. 


Dans le chœur :

– l’icône « Le Christ de la compassion »
De 4x2m, elle a été peinte en 1994. Elle s’inspire des enluminures et des sculptures romanes, ainsi que des chefs d’œuvres de l’iconographie byzantine. Elle est l’œuvre du frère Pio, avant dernier gardien du couvent des Capucins de Versailles, assisté d’une équipe d’amis.

– Les deux vitraux de la Création
Réalisés en 1996 par Gabriel Loire (1904 – 1996) qui les a qualifiés de « chant d’amour à la lumière », ces deux vitraux ont été offerts par les membres de la Communauté des Capucins de Versailles.

– L’orgue a été installé en 2008. C’était auparavant celui de l’église Sainte Jeanne d’Arc.

Maison Sainte-Marie : Ancienne chapelle de Clagny

La maison paroissiale Sainte-Marie accueille les réunions de la paroisse et abrite l’aumônerie du Centre de Formation d’apprentissage (CFA). A l’origine, la Maison Sainte-Marie était la Chapelle Sainte-Marie, chapelle de quartier desservie par la paroisse Saint-Symphorien. Le culte y a été progressivement abandonné à la suite de la construction de l’église sainte-Jeanne d’Arc et de l’installation des père Capucins.


Construite en 1885 sur des fonds privés. Sa propriété est confiée à une société civile dont certains habitants du quartier se répartissent les parts (Acte de fondation passé devant Me Devaux, notaire à Versailles, en date du 10 Octobre 1885). La chapelle accueille une messe dominicale célébrée par un prêtre de la paroisse St Symphorien.

1889 : Un messe de minuit est célébrée à la chapelle.
1890 : Construction d’une maison adjacente à la chapelle pour loger un gardien, en vue d’une ouverture plus fréquente de la chapelle.
A partir de 1890, une messe quotidienne est assurée.
De 1894 à 1900 : embellissement progressif de la chapelle : achat de trois statues (sainte Vierge, saint Joseph et saint Jean) et don de deux vitraux représentant saint Paul et saint André par M. Paul Boselli, en souvenir de sa mère regrettée. Lampes de sanctuaire. Importantes réparations au clocher
1908 : Le président de la société de la chapelle catholique de Clagny relève l’urgente nécessité de travaux extérieurs et témoigne du très mauvais état des ornements et linges liturgiques.
1908 : Deux messes dominicales sont célébrées, l’une à 8h et l’autre à 11h.
1910 : Installation de l’éclairage électrique.
1913 : Achat d’un harmonium
1915 : Trois messes dominicales : 7h, 8h et 11h
1915 : Quatre messes dominicales : 7h, 8h, 9h et 11h1/4
1920 : Seules deux messes dominicales subsistent, après la création de la paroisse Sainte-Jeanne d’Arc, et même une seule à partir du mois d’août.
29 janvier 1921 : La société de la chapelle catholique de Clagny vote sa dissolution et transfère ses biens à l’association Sainte-Jeanne d’Arc.
vers 2000 : la chapelle est désaffectée et transformée en salles de réunion. Sa dénomination devient “Maison Sainte-Marie”.