Paroisse Sainte-Jeanne d’Arc - Versailles
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          Une communion ecclésiale mûre

Une communion ecclésiale mûre

Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire année B

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  • 18 octobre 2009
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En ce Dimanche, nous accueillons les Petites Soeurs des Pauvres pour fêter avec elles la canonisation de leur sainte fondatrice.

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« Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur, car le Fils de l’homme est venu pour servir et non pour être servi ». Sainte Jeanne Jugan a sûrement médité et mis en pratique ces mots si simples. Et c’est bien cet esprit que nous avons voulu développer au cours de la Quinzaine de la charité que nous sommes en train de vivre dans notre paroisse. « Les églises particulières cultiveront un climat de charité fraternelle, vécue avec une radicalité évangélique ; elles développeront une ambiance de rapports amicaux, de communication, de corresponsabilité, de participation, de conscience missionnaire, d’attention et de service » disait Jean-Paul II aux chrétiens d’Europe (Ecclesia in Europa, n.28).

Car la charité ne concerne pas le seul don matériel. Celle-là n’atteint souvent que notre superflu. Pour reprendre la tirade célèbre de Louis de Funès dans la Folie des grandeurs : « Les pauvres, c’est fait pour être très pauvre, et les riches, très riches ! ». Jeanne Jugan, elle, a donné de son indigence. Mais pas seulement. Sa charité, elle l’enracinait dans sa foi. Tout ce qu’elle faisait, elle le faisait au nom du Christ. La charité n’est pas un passe-droit. Au contraire, elle est source d’exigence et de vérité. Encore plus, sa charité, elle la puisait en Dieu. La véritable charité est l’amour que Dieu nous donne et dont nous devenons les intendants.
Voilà l’équilibre de vie et de foi de notre nouvelle sainte. Un modèle pour chacun de nous. Y a-t-il encore place pour une religion « pépère » ? « A ma sauce ? »

Dans sa lettre apostolique sur les fidèles laïcs, Jean-Paul II traçait clairement le chemin : Seule une nouvelle évangélisation peut garantir la croissance d’une foi claire et profonde, capable de faire de ces traditions une force de réelle liberté. Assurément il est urgent partout de refaire le tissu chrétien de la société humaine. Cette nouvelle évangélisation est destinée à la formation de communions ecclésiales mûres ; c’est-à-dire où la foi répand et réalise tout son sens originel d’adhésion à la personne du Christ et à son Evangile, de rencontre et de communion sacramentelle avec Lui, d’existence vécue dans la charité et le service. L’Eglise doit faire aujourd’hui un grand pas en avant dans l’évangélisation, elle doit entrer dans une nouvelle étape historique de son dynamisme missionnaire (Christi fideles laici, nn.34-35)

Pour que notre paroisse favorise cette communion ecclésiale mûre, il faut donc mettre à la première place l’adhésion de tout notre cœur à la Présence du Seigneur.
- par notre participation à l’adoration eucharistique perpétuelle qui est un lieu de vérité.
- par une foi ferme. Il ne s’agit pas de critiquer à la légère, mais il faut se former sérieusement. Pourquoi n’y avait-il pas plus de fidèles pour la remarquable conférence intitulée « Si Dieu s’intéressait à mon travail ? » Croyez-vous qu’il ne s’y intéresse pas ?
- par l’acceptation de nos responsabilités de baptisés. Il ne faut pas fuir ce qui pousserait trop à l’engament. Porter l’eucharistie aux malades, annoncer l’Evangile explicitement n’est pas réservé à quelques grenouilles de bénitiers. Il faut savoir s’extraire de la sphère privée pour le service du Seigneur.

Je reprends pour conclure les paroles que Jean-Paul II nous adressait au seuil du nouveau millénaire : « Il ne s’agit pas d’inventer un « nouveau programme ». Le programme existe déjà : c’est celui de toujours, tiré de l’Evangile et de la Tradition vivante. Il est centré, en dernière analyse, sur le Christ lui-même, qu’il faut connaître, aimer, imiter, pour vivre en lui la vie trinitaire et pour transformer avec lui l’histoire jusqu’à son achèvement dans la Jérusalem céleste » (Novo millennio ineunte, n.29).

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