S’il y a une certaine objectivité dans la réponse à la première question - elle dépend de moi-même et de mon activité missionnaire - la deuxième question est beaucoup plus subjective.
Que Dieu agisse en ma faveur, c’est une chose entendue. Mais comment je peux le percevoir, c’est cela qui est subjectif.
Il faut dégager plusieurs plans.
- L’intuition. C’est ce que j’appelle un clin d’œil du ciel. Cela ne change rien à la réalité des choses, mais, à titre personnel, tel événement me fait signe. Je le sais, je le sens. Mais cela est difficile à communiquer aux autres de part le côté très personnel et discret de ce rapprochement. Mais me voilà encouragé. C’est entre Dieu et moi.
- La providence. Il y a des choses parfois étonnantes, qui n’avaient que très peu de chance d’arriver. Par exemple, la rencontre fortuite du membre de mon oïkos que je cherchais désespérément à joindre, et en plus dans des conditions idéales pour lui rendre le service improbable que j’avais imaginé. C’est un coup de pouce d’en haut. Je peux en parler autour de moi. Cela de prouve rien, mais me rappelle que notre monde possède aussi une dimension céleste.
- Le signe. Parfois, Dieu s’impose à moi - tout en respectant ma liberté. Il y a des signes ’gros comme le nez au milieu de la figure’. Si j’étais le seul concerné, cela relèverai du cas précédent. Mais si je trouve de l’écho auprès d’autres personnes, une confirmation que ce signe dépasse ma seule existence, alors je peux en témoigner ouvertement : voilà ce que Dieu a fait pour moi. Cela ne prouve rien, mais relève cependant de l’évidence pour tout croyant. Souvenez-vous par exemple du témoignage de Jean-Paul II lorsqu’il a rendu grâce pour l’action de la Vierge Marie après l’attentat du 13 mai.
- Le miracle. Il y a encore une catégorie supérieure. Ce n’est pas une question de reconnaissance : il y a des miracles publiques et d’autres qui restent secrets et privés. Mais parfois l’action de Dieu dépasse les possibilités humaines. "Tout est possible à Dieu".
Cette grille en quatre étape mériterait d’être précisée. En tout cas, elle nous invite à mieux analyser notre témoignage. Mon discours évangélisateur doit se limiter à ce qui est le plus objectif. Mon témoignage au sein de la cellule peut se permettre plus de liberté. Et ma prière accueille toutes les actions de grâce.

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La mission découle de l’Eucharistie
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