Paroisse Sainte-Jeanne d’Arc - Versailles
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Pourvous, qui suis-je ?

Homélie pour le 13 septembre 2009 - 24e Dimanche du temps ordinaire – Année B

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  • 13 septembre 2009
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« Pour vous, qui suis-je ? » Ce n’est pas Jésus qui vous pose la question, c’est moi. En fonction de votre âge, de votre quartier d’habitation dans Versailles, vous pouvez répondre : « Le Père Sartorius, M. curé, M. l’abbé », ou encore « Sarto » quand je suis absent…

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Cela ne répond pas vraiment à la question. Les noms changent, les prêtres se succèdent, mais la mission demeure. Quelle est-elle ? Quelles sont les charges du prêtre ? Quelle est notre place à ses côtés ? Quelle est la vraie nature du prêtre, quel est ce mystère du sacerdoce ministériel ?

C’est bien pour réveiller en nous cette conscience que Benoît XVI a décrété une année du sacerdoce, à l’occasion du 150e anniversaire de la mort du Curé d’Ars. « Une telle année veut contribuer à promouvoir un engagement de renouveau intérieur de tous les prêtres afin de rendre plus incisif et plus vigoureux leur témoignage évangélique dans le monde d’aujourd’hui ».

Plus incisif et plus vigoureux, leur témoignage ? Le témoignage évangélique des prêtres serait-il donc particulier ? C’est bien ce qu’indique le Saint-Père : « Le Sacerdoce, c’est l’amour du cœur de Jésus, avait coutume de dire le Saint Curé d’Ars. Cette expression touchante nous permet avant tout d’évoquer avec tendresse et reconnaissance l’immense don que sont les prêtres non seulement pour l’Église, mais aussi pour l’humanité elle-même ». Le Pape détaille son idée : « Je pense à tous ces prêtres qui présentent aux fidèles chrétiens et au monde entier l’offrande humble et quotidienne des paroles et des gestes du Christ, s’efforçant de Lui donner leur adhésion par leurs pensées, leur volonté, leurs sentiments et le style de toute leur existence. Comment ne pas mettre en évidence leurs labeurs apostoliques, leur service inlassable et caché, leur charité ouverte à l’universel ? Et que dire de la courageuse fidélité de tant de prêtres qui, bien que confrontés à des difficultés et à des incompréhensions, restent fidèles à leur vocation : celle d’amis du Christ, qui ont reçu de Lui un appel particulier, ont été choisis et envoyés ? Le Saint-Père évoque alors son premier curé, « d’un dévouement sans faille à son service pastoral, au point de trouver la mort alors qu’il allait porter le viatique à un malade grave ».
Finalement, quelle appréhension avez-vous de vos prêtres ? Comment pourriez-vous les définir ?
- L’homme des sacrements. A Sainte-Jeanne d’Arc, assurément. Depuis que je suis parmi vous, j’ai battu mon propre record de messes quotidiennes et d’heures de confessions.
- L’homme de l’écoute et de la rencontre. Que de faits de vie partagés, de souffrances vécues ensemble, et heureusement aussi de joies.
- L’homme orchestre, sans jeu de mot en ce qui me concerne. Celui qui, au cœur de la vie de la communauté paroissiale, doit décider de chaque chose. On dit qu’à la paroisse il y a l’eau, le gaz et le curé courant à tous les étages.

Ceci se résume en une phrase lapidaire : « Mais comment faites-vous, M. le curé ? Vous êtes tant occupé ! » Je m’inscris en faux contre cette affirmation : on peut très bien être fort occupé à ne rien faire. Tout le monde, d’ailleurs, est aujourd’hui ‘overbooké’. Moi, je ne travaille que le Dimanche. L’essentiel de la vie du prêtre ne réside d’ailleurs pas dans ce qu’il fait – ou ce qu’il ne fait pas - , mais bien dans ce qui l’unit à Jésus. « Il n’y a pas beaucoup d’amour de Dieu dans cette paroisse, avait dit l’évêque à Jean-Marie Vianney, en l’envoyant à Ars, vous l’y mettrez ».

La question du prêtre et des vocations en général ne peut donc pas se résumer à : ‘il me faut un prêtre quand j’ai besoin de ma messe à mon heure près de chez moi’. Non, il faut des prêtres là où Jésus les appelle et là où il les envoie. Il faut des prêtres pour la vie et la croissance de l’Eglise. « Si nous n’avions pas le sacrement de l’Ordre », disait encore le Curé d’Ars, « nous n’aurions pas Notre Seigneur ».

La question que chacun peut se poser n’est donc pas : ‘Que puis-je faire à la place du prêtre pour l’aider ?’ mais ‘Comment puis-je contribuer au ministère du prêtre ?’. Un adage résume simplement cette problématique : ‘un prêtre ne s’use que si l’on ne s’en sert pas’.

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