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          Pas de miracle, pour une fois !

Pas de miracle, pour une fois !

Homélie pour le Baptême du Seigneur, Dimanche 13 janvier 2008

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  • 15 janvier 2008
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Mes frères,

Vous avez écouté attentivement l’Evangile. Vous connaissez bien ce récit du baptême du Seigneur ; Rien ne vous frappe ? Allons, réfléchissez. Il y a quand-même un détail curieux : pour une fois, il n’y a pas de miracle !


Souvenez-vous, quand Jésus a voulu rejoindre Pierre dans sa barque, il a marché sur les eaux sans y enfoncer. Vous me direz que c’était au lac de Tibériade et non dans le Jourdain. D’accord. Mais souvenez-vous alors comment Josué l’avait traversé à pied sec, ce Jourdain. Douze prêtres portaient l’Arche et sont restés dans le lit du fleuve pendant que tout Israël traversait. Ils sortaient de 40 années dans le désert comme ils y étaient entrés : encadrés respectueusement par l’eau séparée en deux murailles. D’accord, c’était Josué. Mais Elie n’a-t-il pas reproduit le même phénomène, et Elisée aussi pour manifester son investiture comme prophète. Seul Moïse aura été arrêté par l’eau et ne pénétra pas en Cannaan.

Lorsque Jésus approche du Baptiste, il y a donc quelque chose qui ‘cloche’. Jean se demande s’il ne faudrait pas inverser les rôles, mais cela n’a pas de sens. D’autant plus que Jean propose ce baptême de façon unique en signe de conversion. Et Jean l’a déjà vécue sa conversion. Son style de vie original en est le signe. Lui qui était fils de prêtre a fui Jérusalem et ses bassins d’eau croupissante pour des ablutions rituelles sans cesse renouvelées. Jean n’a donc pas besoin de ce baptême d’eau. Il ne sait pas qu’il connaîtra un autre baptême, dans le sang, au fond d’un cachot d’Hérode.
Mais Jésus ? Jean se sent indigne de défaire la courroie de ses sandales. Cependant, Jésus a seul l’initiative. : « Laisse faire ». Il vient à lui et descend dans le Jourdain. Il fait exprès qu’il ne se passe rien. Il en ressort. Il est mouillé. C’est tout. Devant Pilate aussi, on aurait aimé un miracle. Que la puissance du Roi des cieux se manifeste, que le païen se convertisse, que l’outrage déicide soit évité. Mais Dieu accepte qu’on le prenne pour quelqu’un d’autre, pour un vulgaire pécheur, parce que, s’il tient le péché en horreur, il se fait proche du pécheur.

Et paf ! C’est là qu’intervient le miracle : ratification trinitaire : « Pourquoi restez-vous là à regarder ? » demande l’ange au Tombeau. Ici c’est pareil : ceux qui regardaient en l’air n’ont rien vu. Pour percevoir l’Esprit, comme une colombe, pour entendre la voix du Père, il fallait aller au fond du Jourdain avec Jésus.

Et maintenant, quand je parle de Jésus à ceux qui ne le connaissent pas, je fais référence à celui qui marche sur l’eau ou je préfère parler du jour où il n’y avait rien à voir ?

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