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"Demeurez en mon amour" Evangile de Jean 15,9

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Les 7 dernières paroles du Christ en croix

Concert donné à la chapelle Saint-Joseph, dimanche 14 février à 17h

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 Olivier Mariolle  9 février
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Sublime interprétation du quatuor de Haydn "les Sept Dernières Paroles du Christ en Croix" le dimanche 14 février à Saint-Joseph.

Reportage photo. Vidéos à venir.



Franz Joseph Haydn (1732-1809)

Die sieben letzten Worte unseres Erlösers am Kreuze

Les Sept dernières Paroles de Notre Rédempteur sur la Croix

En 1785, le chanoine de l’église du Rosaire à Cadix commande à Franz Joseph Haydn sept adagios destinés à ponctuer un office célébré par l’évêque l’après-midi du Vendredi Saint dans la crypte de l’église Santa Cueva. Terminée pendant l’hiver 1786-1787, la version pour orchestre des Sept dernières Paroles est rapidement suivie d’une version pour quatuor à cordes, puis d’un oratorio en 1796.

« Il était d’usage, à la Cathédrale de Cadix, de produire un Oratorio chaque année durant le temps de la Passion dont l’effet devait n’être pas peu souligné par les circonstances suivantes : les murs, les fenêtres et les piliers de l’église étaient entièrement tendus d’étoffes noires et une grande lampe seulement, suspendue au centre du plafond, venait rompre ces ténèbres solennelles. A midi, les portes étaient fermées et la cérémonie commençait. Après un Prélude de circonstance, l’évêque montait en chaire, prononçait l’une des Sept Paroles et la faisait suivre d’un commentaire. Celui-ci terminé, il descendait de chaire et allait se prosterner devant l’autel. La pause était occupée par la musique. L’évêque remontait ensuite en chaire pour chacune des Paroles suivantes et, à chaque fois l’orchestre intervenait dès la fin du sermon. C’est à ces conditions que ma composition devait s’adapter. La tâche de faire se succéder sept Adagios, d’une durée moyenne de dix minutes, sans lasser l’auditeur, n’était pas des plus aisées ; aussi réalisai-je bientôt qu’il m’était impossible de m’en tenir aux limites prescrites. » (Haydn : d’après la préface à l’édition de la version oratorio).

Ainsi le compositeur fit précéder le cycle d’une Introduction grandiose et solennelle et il enchaîna au dernier Adagio un sombre presto d’une étonnante violence, destiné à représenter le tremblement de terre qui suivit la mort du Christ.

Dans cette œuvre, comme dans les grandes messes, Haydn se révèle un croyant dans la paix et l’allégresse de l’âme : « Dieu m’a doté d’un cœur joyeux, il ne m’en voudra donc pas de l’avoir chanté joyeusement. »

Jean-Pierre LACOUR au violon, Denis BOUEZ à l’alto, François MICHEL au violoncelle (trio EUTERPE)

et Maï NGO, violon

avec Fabrice CONAN, récitant, sur un texte de Marie-Christine Gomez-Géraud.


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