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          La perfection de l’amour

La perfection de l’amour

Homélie pour le dimanche de la Sainte Famille

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  • 30 décembre 2007
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Par-dessus tout cela, qu’il y ait l’amour : c’est lui qui fait l’unité dans la perfection » (Ro, 3,13) dit saint Paul. Au cœur des familles, l’amour qui naît du don de soi, se déploie, porte ses fruits et transforme le monde.


CrêcheLa famille n’est pas un conservatoire de l’amour, elle en est le creuset, la source, la manifestation. Dans sa première encyclique, Benoît XVI attirait notre attention sur la totalité de l’amour exprimé par ses deux expressions grecques, eros et agapè. L’un est l’amour affectif, l’autre caritatif.

« En réalité, eros et agapè – amour ascendant et amour descendant – ne se laissent jamais séparer complètement l’un de l’autre. Plus ces deux formes d’amour, même dans des dimensions différentes, trouvent leur juste unité dans l’unique réalité de l’amour, plus se réalise la véritable nature de l’amour en général » (Benoît XVI, Deus Caritas est, n.7).

Il ne faut donc pas réduire le modèle familial chrétien à une morale qui viendrait habiller une pratique humaine, mais il est plutôt la plus juste expression de notre humanité. Le Pape fonde cette réflexion sur le récit de la Genèse :

« Alors, à partir d’une côte de l’homme, Dieu modèle la femme. Adam trouve désormais l’aide qu’il lui faut : « Cette fois-ci, voilà l’os de mes os et la chair de ma chair » (Gn 2, 23). Dans le récit biblique, on ne parle pas de punition ; pourtant, l’idée que l’homme serait en quelque sorte incomplet de par sa constitution, à la recherche, dans l’autre, de la partie qui manque à son intégrité, à savoir l’idée que c’est seulement dans la communion avec l’autre sexe qu’il peut devenir « complet », est sans aucun doute présente. Le récit biblique se conclut ainsi sur une prophétie concernant Adam : « À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme et tous deux ne feront plus qu’un » (Gn 2, 24).

Deux aspects sont ici importants : l’eros est comme enraciné dans la nature même de l’homme ; Adam est en recherche et il « quitte son père et sa mère » pour trouver sa femme ; c’est seulement ensemble qu’ils représentent la totalité de l’humanité, qu’ils deviennent « une seule chair ». Le deuxième aspect n’est pas moins important : selon une orientation qui a son origine dans la création, l’eros renvoie l’homme au mariage, à un lien caractérisé par l’unicité et le définitif ; ainsi, et seulement ainsi, se réalise sa destinée profonde (Benoît XVI, Deus Caritas est, n.11).

La fidélité, l’indissolubilité, ne sont pas des particularismes du mariage dans la communauté chrétienne – nous ne sommes pas des intégristes du mariage, mais au contraire, le mariage dans la foi réalise la plénitude de l’union des époux et devient le modèle de toute union. Il est même l’image de la vie éternelle :

« À l’image du Dieu du monothéisme, correspond le mariage monogamique. Le mariage fondé sur un amour exclusif et définitif devient l’icône de la relation de Dieu avec son peuple et réciproquement : la façon dont Dieu aime devient la mesure de l’amour humain. Ce lien étroit entre eros et mariage dans la Bible ne trouve pratiquement pas de parallèle en dehors de la littérature biblique » (Benoît XVI, Deus Caritas est, n.11).
L’agapè désignait dans les premiers temps de l’Eglise le repas eucharistique. L’amour humain est donc le reflet de l’union à Dieu dans le repas eucharistique.

« L’Eucharistie nous attire dans l’acte d’offrande de Jésus. Nous ne recevons pas seulement le Logos incarné de manière statique, mais nous sommes entraînés dans la dynamique de son offrande. L’image du mariage entre Dieu et Israël devient réalité d’une façon proprement inconcevable : ce qui consistait à se tenir devant Dieu devient maintenant, à travers la participation à l’offrande de Jésus, participation à son corps et à son sang, devient union. La « mystique » du Sacrement, qui se fonde sur l’abaissement de Dieu vers nous, est d’une tout autre portée et entraîne bien plus haut que ce à quoi n’importe quelle élévation mystique de l’homme pourrait conduire » (Benoît XVI, Deus Caritas est, n.13).

Prenons donc toujours plus conscience des grâces de la Nativité du Seigneur. L’enfant Jésus révèle l’homme à lui-même et fait de nous des adorateurs de Dieu en vérité.

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